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Devenir créatrice UGC au Maroc : le guide pour débuter

Produire du contenu que les marques publient elles-mêmes, sans avoir d'audience. Comment se lancer, quoi montrer, comment facturer.

UGC veut dire « contenu généré par l'utilisateur », mais le terme désigne aujourd'hui un métier précis : produire des photos et des vidéos qu'une marque publiera sur ses propres comptes, ou en publicité. Vous n'êtes pas payée pour votre audience — vous n'en avez pas besoin — mais pour votre travail de production.

Pourquoi les marques en achètent

Une photo de studio se voit et se méfie. Un contenu qui ressemble à ce qu'une cliente publierait convertit mieux en publicité, tout simplement parce qu'il ne ressemble pas à une publicité. Les marques le savent, et beaucoup n'ont ni le temps ni l'équipe pour en produire en continu.

C'est pour cela que des créatrices à trois cents abonnées facturent des contenus : ce qui est acheté, c'est un fichier, pas une audience.

Ce qu'il faut pour commencer

  • Un téléphone récent. La caméra suffit largement ; c'est la lumière qui fait la différence, pas le capteur.
  • De la lumière du jour. Près d'une fenêtre, sans soleil direct. C'est gratuit et c'est ce qui sépare un contenu vendable d'un contenu amateur.
  • Trois à cinq exemples. Faits pour des marques que vous aimez, sans qu'elles l'aient demandé. C'est votre portfolio de départ.
  • Un moyen d'être payée. Compte bancaire, et de quoi établir une facture quand on vous la demandera.

Ce qu'il ne faut pas : un appareil photo, un éclairage, un logiciel de montage payant. Tout cela s'achète plus tard, avec l'argent du métier.

Vos premiers exemples

C'est l'étape que tout le monde saute, et c'est celle qui décide. Choisissez trois marques marocaines dont vous utilisez déjà les produits, et produisez pour chacune ce que vous leur vendriez.

  1. Un déballage filmé de trente secondes, en une seule prise, sans montage compliqué.
  2. Trois photos du produit en situation : porté, posé, en détail.
  3. Une vidéo « avant / après » ou « comment je le porte », le format que les marques réutilisent le plus en publicité.

Vous n'avez pas besoin de leur autorisation pour produire ces exemples, seulement pour prétendre qu'ils ont été commandés — ce que vous ne ferez pas.

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Comment approcher une marque

Le message qui reçoit une réponse est court, nomme un produit précis, et joint deux exemples. Il ne demande rien : il propose. La page des modèles de messages de ce site en donne un prêt à envoyer.

Visez les marques de taille moyenne : les très petites n'ont pas de budget, les très grandes passent par des agences. Entre les deux, il y a des marques qui publient beaucoup et manquent de contenu.

Facturer

Ne donnez pas un prix avant qu'on vous le demande, et ne travaillez jamais contre un produit offert seul — sauf si le produit vaut réellement le temps que vous y passez, ce qui est rare.

Ce qui se facture en plus du contenu lui-même :

  • Les droits d'utilisation en publicité. Un contenu utilisé en publicité travaille bien plus longtemps qu'un contenu publié une fois.
  • L'exclusivité. Si la marque vous interdit de travailler pour une concurrente, cela se paie.
  • Les retouches au-delà d'une série. Une révision est normale, cinq ne le sont pas.

Une facture claire vous distingue immédiatement : beaucoup de créatrices n'en établissent pas, et cela ferme les portes des marques qui ont une comptabilité.

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UGC et affiliation ensemble

Les deux se complètent bien. L'affiliation vous fait produire du contenu régulièrement et vous apprend ce qui déclenche un achat — exactement ce qu'une marque cherche à acheter ensuite. Et une marque qui a vu vos publications d'affiliation a déjà un échantillon de votre travail.

En UGC, ce qui est vendu est un fichier. Le nombre d'abonnées ne figure sur aucune facture.
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