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Le contrat de partenariat : ce qu'il faut écrire même quand tout se fait par message

Au Maroc, la plupart des collaborations se concluent sur WhatsApp ou en messages privés, sans rien signer. Ce n'est pas un problème en soi : l'échange est déjà un écrit. Le problème, c'est qu'il ne dit presque jamais l'essentiel.

Une marque écrit en message privé, propose une pièce et un montant, vous répondez « ok », et la collaboration commence. Personne ne signe rien, personne ne le propose, et demander un contrat en bonne et due forme pour une story paraît disproportionné — souvent à raison. Mais entre le contrat de dix pages et le « ok » sur WhatsApp, il existe un entre-deux qui tient en un seul message, et c'est lui qui vous protège le jour où quelque chose se passe mal.

Un échange de messages est déjà un contrat

Au Maroc, le Code des obligations et des contrats n'exige pas de papier signé pour qu'un accord existe : le contrat naît du consentement des deux parties, et la loi 53-05 reconnaît à l'écrit électronique une valeur de preuve. Concrètement, une conversation WhatsApp où une marque demande deux stories contre un montant convenu et où vous répondez « d'accord » est un accord, avec des obligations des deux côtés. Ce n'est donc pas l'absence de contrat qui pose problème : c'est qu'un contrat par messages dit rarement ce qui compte, parce que personne n'a pris la peine de l'écrire.

Le vrai risque : l'écrit éparpillé

Dans une conversation qui dure trois semaines, les conditions sont dispersées : le nombre de publications au début, la date au milieu, le montant dans un vocal, la pièce envoyée dans une autre taille que celle convenue « parce qu'il n'y avait plus la vôtre ». Le jour où la marque conteste — la story était trop courte, le paiement attendra la fin du mois, vos photos apparaissent dans sa publicité — chacun relit la conversation et y trouve ce qu'il veut. Un accord existe, mais il est illisible. Ce n'est pas une situation où vous avez tort : c'est une situation où personne ne peut prouver qu'il a raison.

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Les six points à faire tenir dans un seul message

  1. La prestation exacte : combien de publications, sous quel format, avec quelle durée de visibilité, et à quelle date au plus tard.
  2. La rémunération et son moment : le montant, ou la pièce précise (référence, taille, couleur), et quand le paiement part — avant, à la publication, ou après.
  3. Ce qui se passe si la pièce n'arrive pas ou n'est pas celle convenue : la date de publication recule d'autant, ou la collaboration s'arrête sans pénalité.
  4. Les droits sur vos images : vos photos et vidéos restent les vôtres ; si la marque veut les republier sur son compte ou dans une publicité, c'est un usage à nommer, avec une durée et des supports.
  5. L'exclusivité, si elle est demandée : sur quelle catégorie de produits, pendant combien de temps — et ce qu'elle coûte, parce qu'elle vous ferme d'autres collaborations.
  6. La validation : est-ce que la marque relit avant publication, et si oui, en combien de jours elle doit répondre pour que la date tienne.
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Ce que les marques écrivent, et ce qu'il faut demander à la place

Ce que la marque écrit Ce que ça veut dire souvent Ce qu'il faut demander
« Quelques stories » Le nombre reste ouvert, donc extensible Un nombre, un format, une date
« On verra pour le budget » Il n'y en a pas encore, ou pas pour vous Un montant, ou un échange produit clairement nommé
« On pourra réutiliser tes contenus » Vos images dans sa publicité, sans limite Quels supports, combien de temps, et à quel prix
« Tu ne travailles qu'avec nous » Une exclusivité non rémunérée Sa durée, sa catégorie, et sa contrepartie
« Paiement à la fin » Après quoi, exactement ? Sans date, c'est après jamais Une date, ou un délai après la publication

Le message récapitulatif, et pourquoi le « ok » compte

Une fois que tout est discuté, envoyez un seul message qui reprend les six points, dans l'ordre, sans commentaire : « Pour récapituler : deux stories et un post le 12 au plus tard, la robe réf. X en taille M, un montant de … versé à la publication, vos images ne sont pas réutilisées sans accord écrit, pas d'exclusivité. Vous me confirmez ? » Ce message ne crée pas de nouvelle règle : il rassemble ce qui a déjà été convenu en un endroit lisible.

La réponse de la marque — « ok », « confirmé », un pouce — est ce qui donne à ce récapitulatif sa valeur : ce n'est plus votre résumé, c'est le leur aussi. Gardez ensuite la conversation entière, pas une capture d'écran : WhatsApp permet d'exporter une discussion en fichier texte, avec les dates, ce qu'une capture ne prouve pas. Faites-le le jour même, avant que la conversation ne soit noyée par les suivantes.

Ce que Modeacc écrit à votre place

Sur Modeacc, il n'y a rien de tout cela à négocier par message : les conditions sont écrites une fois pour toutes, les mêmes pour tous les créateurs. Le taux de commission dépend du palier, de 10 à 18 %, le virement part le 5 du mois, et une commission est validée après la fenêtre de retour de 14 jours. Ce n'est pas un contrat que vous rédigez ; c'est un contrat que vous pouvez relire à tout moment dans votre espace. Ce qui reste à écrire par message, c'est ce qui sort de ce cadre : une collaboration directe avec une marque, hors plateforme — et là, les six points ci-dessus s'appliquent entièrement.

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Ne publiez jamais avant d'avoir la confirmation écrite du récapitulatif. Une fois la story en ligne, vous n'avez plus rien à négocier : la marque a obtenu ce qu'elle voulait, et le reste dépend de sa bonne volonté.

Un contrat par message n'est pas un contrat au rabais. C'est un contrat que personne n'a relu — jusqu'à ce que vous l'écriviez en un seul message.

En résumé

Vous n'avez pas besoin d'un contrat signé pour être engagé, et la marque non plus : un échange de messages suffit, en droit marocain comme en pratique. Ce qui manque presque toujours, c'est un écrit lisible. Un message récapitulatif de six points, confirmé par un « ok », transforme une conversation éparpillée en accord clair — et c'est dix minutes, avant de publier, qui évitent des semaines de discussion après.

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